jeudi 30 avril 2009

Rivières



L'amour est un fleuve 
où les eaux de deux rivières se mêlent sans se confondre

***
Jacques de Bourbon Busset 
Extrait de "Tu ne mourras pas "

***
Photo : Aby

mercredi 29 avril 2009

Je t'aime



... un peu...
... beaucoup....
... passionnément
... à la folie
... pas du tout

Mais si ! je rigole !!!

***
Photo : Mélusine





mardi 28 avril 2009

La cabane au fond du jardin



Il y a des gens qui n'ont que la façade...
L'entrée sent le palais, et le logement la cabane.

***
Baltasar Gracian Y Morales 
Extrait de L'Homme de cour

***
Photo : Mélusine



lundi 27 avril 2009

Pisse en lit




Toutes les  fleurs sont belles, même un vulgaire pissenlit

***
Photo : Mélusine



dimanche 26 avril 2009

ça hume bon



La plus belle de toutes les fleurs
est la fleur de la liberté.

***
Jean Fischart

***
Photo: Aby

samedi 25 avril 2009

Visite de l'église


L'église actuelle a été construite à la fin du XVe siècle. Nous la devons au curé G. Aubriet qui l'a fit certainement reconstruire sur une église plus ancienne et de dimension plus réduite. En effet :
- La base de l'imposante tour est plus ancienne que le reste de l'édifice. Un escalier monte dans l'épaisseur de son mur, jusqu'au 1er étage (technique fréquente à l'époque romane) et est éclairé par d'étroites meurtrières.
- Des fragments de l'ancienne église ont été réutilisés pour le nouvel édifice. On peut observer par exemple un bénitier en pierre placé sur la face extérieure nord de l'église, et un plus petit sur la face ouest.

Deux vitraux de style roman ont été rapportés sur ces mêmes côtés dans le fond de l'église.



Les autres vitraux

On peut supposer que l'église primitive était orientée à la perpendiculaire de celle d'aujourd'hui, la tour devant se trouver sur le chœur ancien.




Le portail d'entrée et l'auvent sont du XVIe siècle mis à part le tympan à la crucifixion (XVIIIe).



On peut admirer en entrant la magnifique nef gothique, bien élancée avec ses croisées d'ogives.


Le grand crucifix, suspendu à l'entrée du chœur, est en bois polychrome (XVe), peut-être de l'ancienne église.







Photo de l'ensemble chaire, orgue et croix : Sébastien Despont

Les boiseries du chœur et les stalles sont du XIXe, la chaire en bois sculpté avec les quatre évangélistes ainsi que le crucifix en vis-à-vis de la fin du XVIIIe



L'autel du Sacré-Cœur
et celui de St Joseph ont de belles boiseries du XIXe.
Au fond de l'église, à côté de l'autel des morts, un antépendium provenant de l'ancien maître-autel (XVIIIe) attend sa restauration avant d'orner la table d'autel.


Les magnifiques orgues Vershneider, classées Monuments Historiques, datent de 1842 et ont été restaurées en l'an 2000. Elles possèdent 3 claviers et une pédale indépendante, 24 jeux et plus de 1200 tuyaux ! A voir ICI le site de l'orgue Vershneider ou encore ICI

Le beffroi renferme trois cloches, dont la plus ancienne remonte à 1750.
***
Pour en savoir plus sur l'église, rendez-vous ICI
***
Merci à Jean-Louis Despont de Villacourt pour ses renseignements
Photos : Aby

vendredi 24 avril 2009

La paroisse autour de son église


Installée depuis peu dans ce village, je me devais de commencer par vous le présenter !
Qui a dit que les petits villages en pleine campagne n'ont pas d'histoire ?
Voici celle de Villacourt, qui fait partie du département de la Meurthe et Moselle avec pour préfecture la ville de Nancy. Située dans le nord est de la France à une altitude de 360 mètres, cette commune s'étend sur une superficie de plus de 1400 hectares.


Un peu d'histoire
Le christianisme conquit d'assez bonne heure les habitants de Villacourt puisqu'au XIIe siècle, la paroisse est déjà constituée. En témoigne une lettre de Hillin, archevêque de Trêves, en 1157, où il est question des dîmes en l'église de Villacourt. En 1203, Mathieu, évêque de Toul, confirme à l'abbaye de Belchamp l'église de Brémoncourt et les chapelles d'Haigneville, Montreuil, Villacourt et St Rémy.

Le premier curé dont nous avons la trace est un certain Thierry (1209), à qui on disputait son titre de curé. Nombreux sont les chanoines réguliers de l'abbaye de Belchamp nommés au poste de curés de Villacourt : Jean de Sommerviller en 1349, Villermis en 1399, Jean de Villacourt en 1434....

On doit sans doute l'église actuelle à Gérard Aubriet, curé à Villacourt de 1478 à 1510.

Messire Nicolas Lallemand, curé de 1619 à 1642, vit son ministère tristement marqué par la guerre de Trente Ans en 1621 avec les pillards de Mansfeld et par la peste de 1632 qui fit de nombreuses victimes.

De 1705 à 1713, ce fut Henri Trompette, aumônier de son Altesse Royale, né à Charmes d'une famille anoblie par le duc Henri II en 1609.

Le dernier curé avant la Révolution fut Nicolas Hugo, né à Charmes et religieux de Belchamp, qui se signala par sa très grande charité (il accueillit des enfants orphelins) et par son esprit d'initiative. Il fit, par exemple, don d'une maison paroissiale pour fonder une seconde école à Villacourt, la première étant devenue insuffisante pour les nombreux enfants des 225 foyers du village. Durant la période révolutionnaire, il devint greffier de mairie puis commissaire du gouvernement à Bayon. Maire de Villacourt de 1799 à 1806, il ne fut pas autorisé à réintégrer sa cure, malgré une requête en 1801 du conseil municipal à l'évêque.

Durant la Révolution, Villacourt n'eut pas de curé et certains paroissiens trouvèrent le courage de recourir en secret à des prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé pour l'administration des sacrements. La commune, quant à elle, plongea entièrement dans le mouvement révolutionnaire... En 1793, les objets du culte furent déposés au District de Lunéville. La croix fut descendue du clocher et adjugée au sieur Jean-François V de Villacourt pour 125 livres... et remplacée par un drapeau tricolore surmonté d'un bonnet rouge en fer blanc !



Après la révolution, la vie religieuse reprend normalement son cours. Le curé de Villacourt sera de 1803 à 1805 Nicolas Chobaut, né en 1762 à Houdeville et qui avait prêté serment constitutionnel. Quelques difficultés allaient surgir entre le curé N. Chobaut et le maire N. Hugo, l'ancien curé. Si bien que le maire et son adjoint M. Drouot furent suspendus par l'administration préfectorale... Le curé N. Chobaut dut aussi quitter Villacourt devant l'hostilité de ses paroissiens, dans le coeur duquel sommeillait encore un peu l'esprit révolutionnaire !
----------
Merci à Jean-Louis Despont, Villacourt
pour ses renseignements

Photos : Mélusine
Autres visites de Villacourt et photos : ICI

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...