lundi 25 janvier 2010

Les étoiles de Sion




Origine géologique des étoiles de Sion.

Pendant toute l’ère du secondaire, qui commença il y a 150 millions d’années, la mer occupait tout le bassin parisien auquel la Lorraine et la région de Sion sont géographiquement rattachées. Apparues il y a 420 millions d’années, les encrines*, apparentées aux oursins et aux étoiles de mer, étaient une sorte de lys de mer que l’on trouve aujourd’hui dans les mers chaudes. Elles se fixaient au fond marin à l’aide d’un long pédoncule, rappelant les vertèbres de la colonne vertébrale. Vers la moitié de l’ère tertiaire, il y a 60 millions d’années. Le plissement alpin a repoussé la mer et les encrines, fixées au sol, se sont fossilisés sous forme d’étoiles simples à cinq branches, ou d’étoiles superposées. Ces fossiles se trouvent en grattant un peu le sol de la colline de Sion. C’est la première version de l’origine des étoiles de Sion.



Origine légendaire des étoiles de Sion :

Entre Sion et Vaudémont se trouve un lieu dit appelé le saut de la pucelle. Cet endroit dangereux est une forêt qui s’est développée aux abords et sur toute la hauteur d’une falaise. La légende raconte que la princesse de Vaudémont, très attachée à la vierge, aimait prier dans le sanctuaire de Sion. Un soir alors qu’elle revenait à cheval du sanctuaire elle croisa le chemin d’un cavalier aux mauvaises intentions. Très amoureux de la fille du seigneur de Voudémont, il voulait s’emparer d’elle. Dans sa fuite, la princesse implora la bonne vierge de Sion qui, dans la nuit, prit une poignée d’étoiles dans le ciel pour les projeter dans les yeux du cavalier et de sa monture. Le cheval aveuglé tomba dans le précipice avec son cavalier. La princesse fut ainsi libérée de son poursuivant. Cachée par les grands arbres, la falaise n’est pas très visible pour un cavalier qui se déplaçait la nuit. Ce qui rend cette histoire possible.
 D’ailleurs une barrière protège les lieux. 
C’est la deuxième version de l’origine des étoiles de Sion.

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*Encrine : animal, vivant attaché aux fonds sous marins, munit de tentacules.

Etoiles de Sion : petits fossiles de lys de mer en forme d'étoile.

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Photos : Mélusine









lundi 18 janvier 2010

Fontaines de Nancy

Les 4 angles de la place de la Carrière à Nancy
sont ornés de fontaines agrémentées d'angelots.
En voici trois...



Et la fontaine Wallace, toute en bleue,
près de la Basilique St-Epvre




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Photos : Bernardfrog, Belgique

dimanche 17 janvier 2010

Les portiques de la Place Stanislas - Nancy



De nuit

De jour


Ces portiques, comme l'arc de triomphe,
sont voués à la gloire de Louis XV.
Les chiffres du roi couronnent les ouvertures latérales
et des armes décorent le somptueux entablement.
Celui-ci est soutenu par de robustes pilastres
ornés de feuilles de Chêne symbolisant la force.
Ces pilastres couronnés de chapiteaux "d'ordre français "
sont décorés du coq gaulois regardant un "soleil".


Les armes royales timbrées d'une altière couronne,
déploient des palmes,
encadrées de deux pyramides,
emblèmes de l'immortalité.
Une fleur de lis,
accompagnée de drapeaux, de casques,
de faisceaux de licteurs,
repose sur un socle
 d'où s'échappent les branches de chêne.
Des consoles,
dont les fers s'infléchissent en courbes et contre-courbes
supportent des palmes, des branches de lauriers
 et le chiffre du roi.

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Photo : Bernardfrog - Belgique



samedi 16 janvier 2010

Lanterne



Des lanternes, 
suspendues au bec de coqs aux plumes hérissées, 
complètent l’ensemble.
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Photo : Bernardfrog - Belgique


vendredi 15 janvier 2010

Nancy et sa place Stanislas

Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, une vaste esplanade séparait la Ville-Vieille et la Ville-Neuve de Nancy.  Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne, devenu Duc de Lorraine en 1737, va projeter d'y établir une place destinée à honorer et glorifier son gendre le roi de France Louis XV. Première de toutes les places royales françaises, elle sacralise l'image de marque royale tout en accueillant les festivités populaires.

      Pour cette place, Stanislas et son architecte Emmanuel Héré ont choisi un lieu idéal pour leur projet. Le maréchal de Belle-Isle, responsable militaire de la place forte, y fit longtemps opposition. En mars 1752, est posée officiellement la première pierre du premier pavillon et la Place Royale solennellement inaugurée en novembre 1755.


   Au centre de cette place, s'élevait une statue de bronze, œuvre des sculpteurs Barthélémy Guibal et Paul-Louis Cyfflé , représentant Louis XV vêtu à l'antique. La statue et ses allégories disparurent à la Révolution et ce n'est qu'en 1831 qu'on inaugura une nouvelle statue représentant Stanislas (œuvre du "prix de Rome" Jacquot).

   Tout autour de la place, Emmanuel Héré construisit des pavillons de même ordonnance classique, rythmés par le jeu d'un ordre colossal. C'est au sud, la grande façade de l'Hôtel de Ville qui s'orne des armes de Stanislas et du blason de la Ville de Nancy. Ce sont, à l'est, le Grand Hôtel, autrefois pavillon de l'Intendant Alliot et l'Opéra de Nancy et de Lorraine, autrefois Hôtel des Fermes et à l'ouest le pavillon Jacquet et le Musée des Beaux-Arts qui abrita, à l'époque de Stanislas, le Collège de Médecine. Au nord, là où se dressait la courtine unissant les bastions de Vaudémont et d'Haussonville, Emmanuel Héré conçut des " basses faces " limitées au seul premier niveau des autres pavillons, pour raison de défense militaire.


      Les grilles de Jean Lamour qui unissent les bâtiments les uns aux autres, par leur forme et leurs décors témoignent, avec les fontaines d'Amphitrite et de Neptune réalisées par Barthélémy Guibal, de l'art rocaille.



En 2005, à l’issue de deux ans de travaux, la Place Stanislas, aujourd’hui totalement piétonne, retrouve sa splendeur d’origine, dotée d’un pavement clair avec deux diagonales de pavés noirs qui structurent encore l’espace. Les grilles sont restaurées, ainsi que les éléments décoratifs et sont ravalés les bâtiments qui la bordent.

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Texte vu sur : http://www.ot-nancy.fr/centre_historique/place_stanislas.php
Photos : Bernardfrog, Belgique

mercredi 13 janvier 2010

Fantôme ?




Fantôme . 
Signe extérieur évident d'une frayeur interne.

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Ambrose Bierce
 Extrait de Le Dictionnaire du diable
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Photo : Jean-Noël Coulombeau - Asnières


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