jeudi 25 février 2010

La maison de Maurice Barrès

Charmes - Vosges
Il disait…
Ces lieux où souffle l’esprit...
"Il est des lieux qui tirent l’âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l’émotion religieuse. L’étroite prairie de Lourdes, entre un rocher et son gave rapide ; la plage mélancolique d’où les Saintes Maries nous orientent vers la Sainte-Baume ; l’abrupt rocher de la Sainte-Victoire tout baigné d’horreur dantesque, quand on l’aborde par le vallon aux terres sanglantes ; l’héroïque Vézelay, en Bourgogne ; Le Puy de Dôme ; les grottes des Eyzies, où l’on révère les premières traces de l’humanité ; la lande de Carnac, qui parmi les bruyères et les ajoncs dresse ses pierres inexpliquées ; la forêt de Brocéliande, pleine de rumeur et de feux follets, où Merlin par les jours d’orage gémit encore dans sa fontaine ; Alise-Sainte-Reine et le mont Auxois, promontoire sous une pluie presque constante, autel où les Gaulois moururent aux pieds de leurs dieux ; le mont Saint-Michel qui surgit comme un miracle des sables mouvants ; la noire forêt des Ardennes, toute inquiétude et mystère, d’où le génie tira, du milieu des bêtes et des fées, ses fictions les plus aériennes ; Domrémy enfin, qui porte encore sur sa colline son Bois Chenu, ses trois fontaines, sa chapelle de Bermont, et près de l’église la maison de Jeanne. Ce sont les temples du plein air. Ici nous éprouvons soudain le besoin de briser de chétives entraves pour nous épanouir à plus de lumière. Une émotion nous soulève ; notre énergie se déploie toute, et sur deux ailes de prière et de poésie s’élance à de grandes affirmations ".
("La colline inspirée", Plon)

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Photo : Mélusine

mardi 23 février 2010

Chapelle d'Haroué




Chapelle sépulturale de la famille princière de Beauvau
à l'entrée d'Haroué (Meurthe et Moselle)
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Photos : Mélusine

samedi 20 février 2010

Encore un peu de place





L'écriture, toute écriture, reste une audace et un courage.
 Et représente un énorme travail.

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Michèle Mailhot

Extrait de La Vie arrachée

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Photo : Aby





jeudi 18 février 2010

En ouverture



Les peuples passent, les trônes s'écroulent, l'église demeure.


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Napoléon Bonaparte

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Photo : Aby



mercredi 17 février 2010

Le sépulcre

Derrière le château de Bayon (Meurthe et Moselle)
se trouve l'église qui renferme un véritable trésor archéologique et artistique.
L'ancienne église fut démolie sur initiative du curé Colin.
Les anciens vitraux et pierres tombales
se trouvent au musée départemental des Vosges.
La nouvelle église, érigée en 1886,
renferme un magnifique sépulcre attribué à l'illustre sculpteur lorrain Ligier-Richier.
Il représente l'ensevelissement du Christ.
Sur un tombeau en pierre gît un Christ, grandeur nature,
entouré de Nicodème et Joseph d'Arimatie tenant les coins du linceul.
Derrière le tombeau, on voit la Vierge et les Saintes Femmes
assistant à l'ensevelissement.
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Photo : Mélusine

dimanche 14 février 2010

La basilique Notre-Dame de Sion




De tout temps, elle fut utilisée comme lieu de culte.
Les Celtes y vénéraient la déesse Rosmerta.
Par la suite, les Romains associèrent Rosmerta à leur dieu Mercure.
Puis les Chrétiens reprirent ce lieu de culte en le dédiant à la Vierge Marie.
Selon la légende, elle serait apparue, sur cette colline, à Saint Gérard.
Elle lui aurait demandé d'y construire une chapelle en son honneur

Situé à une trentaine de kilomètres de Nancy (54),
le site de Sion-Vaudémont est cher au cœur des Lorrains.
Son histoire est ancienne et il représente encore pour eux,
un haut lieu de spiritualité.
La "colline inspirée", butte témoin qui domine la plaine du Saintois,
a une forme de croissant.
A sa pointe sud, Vaudémont a toujours été un site fortifié
depuis le néolithique jusqu'au château médiéval des Comtes de Vaudémont ;
l'un d'eux devient duc de Lorraine en 1473 sous le nom de René II.
A la pointe nord, Sion a toujours été un haut lieu religieux
depuis l'époque gallo-romaine (temple dédié à Mercure)
et le premier témoignage d'une implantation précoce du christianisme
(plaque funéraire du Ve siècle).
Une église est construite dès le Xe siècle et,
avant de s'installer à Nancy,
René II y avait organisé deux pèlerinages.
En 1642, les bourgeois de Nancy vont en pèlerinage à pied jusqu'à Sion,
pour demander à la Vierge Marie
le retour de leur bon duc qui avait eu des démêlés avec Louis XIV.
Ce n'est qu'en 1663 qu'il retrouva son duché et,
en reconnaissance, il proclama en 1669 la Vierge de Sion
"souveraine de la Couronne des ducs et de tous les sujets de la Lorraine".
La Révolution entraînera de nombreuses destructions :
la statue du pèlerinage (une Vierge allaitante de 1325) est brisée.
Il faut attendre les Oblats de Marie Immaculée
qui s'installent dans le couvent des Tiercelins en 1826
pour faire de Sion "le sanctuaire de la Lorraine".
La proclamation du dogme de l'Immaculée Conception
donna un nouvel élan à la dévotion populaire.
Une tour-clocher est édifiée
pour porter une statue colossale en fonte de l'Immaculée Conception,
haute de sept mètres, le 26 avril 1871...
quinze jours avant la signature du Traité de Francfort
qui cède à l'Empire allemand une partie de la Lorraine ainsi que l'Alsace.
Sion devient alors le haut lieu du patriotisme lorrain ;
le 10 septembre 1873, au cours d'une cérémonie,
on installe dans l'église l'ex-voto de l'Alsace-Lorraine :
une croix de Lorraine brisée avec l'inscription "ce n'est pas pour toujours".
A la fin des deux guerres mondiales,
- en 1920 comme en 1946 -
de grandes fêtes marqueront le retour de ces provinces à la France.
Et, pour le centenaire de ce retour,
une cérémonie de réconciliation réunira des soldats français et allemands.
Mais la ferveur religieuse reste vive à cette époque.
Le pèlerinage des hommes réunit en juin 1907,
près de quinze mille pèlerins, grâce à huit trains spéciaux.
De nos jours, on ne voit plus guère ces pèlerinages de masse
mais c'est plutôt des rassemblements de groupes spécialisés
(enfants du catéchisme, étudiants, Vie Montante, paroisses)
qui montent sur la colline.
La présence religieuse s'y fait également plus discrète
avec l'installation en 1979, du Rameau de Sion :
quelques sœurs Clarisses assurent aujourd'hui encore sur ce haut lieu,
une présence contemplative.
Car c'est toujours vers la Vierge à l'Enfant que se dirigent les pèlerins de Lorraine...

Le 8 novembre 2003, un incendie dû à un court-circuit électrique
a ravagé le clocher de la basilique,
ce qui a nécessité la dépose de la gigantesque statue représentant la Vierge Marie
qui était sur le toit.
En 2007, après quatre années de restauration,
la statue a été replacée au sommet de la basilique.

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Photos : Bernardfrog

samedi 13 février 2010

Jolie promesse



Le froid n'atténue en rien les sentiments.
Le tout dans une neige qui ne saurait laisser de glace.

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Photo : Michel Hervé
Est républicain du 8 février 2009




mardi 9 février 2010

Lumière





"Peut-être bien que cet homme est absurde. 
Cependant il est moins absurde que le roi,
 que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. 
Au moins son travail a t-il un sens. 
Quand il allume son réverbère, 
c’est comme s’il faisait naître une étoile de plus, 
ou une fleur."

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Saint Exupéry

Le petit prince

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Photo : Aby

Son blog : http://gallaby.blogspot.com/


lundi 8 février 2010

Remparts de Châtel sur Moselle






Un village ne se différencie de la ville que parce que celle-ci a des remparts
Proverbe alsacien

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Photos : Mélusine
Site de Chatel

dimanche 7 février 2010

Le village de Vaudémont

Tour de Brunehaut et porte de saillie


Le site de Vaudémont est situé sur un éperon rocheux à 498 m d'altitude,
à côté de la colline de Sion occupée depuis l'époque celtique.
Ces deux collines jumelées dominent tout le Saintois.
Dans la deuxième moitié du Xe siècle,
le comte du Saintois
(comte carolingien qui a précédé le comté de Vaudémont)
investit l'extrémité de l'éperon pour y construire un castrum.
Il en reste des vestiges assez importants du donjon dit "Tour de Brunehaut".
Il s'agit du plus ancien donjon (vers 990) encore en élévation en Lorraine.

Dans ces murailles, une porte a subsisté : la porte dite "de la saillie"

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Photos : Mélusine

Le guéoir
Le guéoir qui n’est plus en eau,
servait jadis à laver les sabots des chevaux
lorsqu’ils rentraient du travail.
Le guéoir ( on dit aussi gailloir ou encore guévoir) de Vaudémont
est déjà indiqué sur un devis manuscrit de 1756.
Il mesure 15,80 m de long, 9,24 m de large.
Il est entouré par un mur de 1,70 m.

Particularité de ce gailloir :
il évacue l’eau du même côté que celui de son adduction.
Pavé de pierres debout,
il était alimenté par l’abreuvoir situé à quelques mètres plus loin
(de l’autre côté de la route).

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Photos : Mélusine

Le lavoir de Vaudémont

Lavoir construit en 1895 par Constant Dupré,
entrepreneur à Courcelles-sous-Châtenois
sur des plans de François Mangeot
agent voyer cantonal en retraite à Vézelise.

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Photos : Bernardfrog

Vestiges médiévaux

La cité comtale possède avec la tour de Brunehaut
l'un des vestiges médiévaux les plus anciens de Lorraine.
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Photo : Mélusine

Nichoir


En Lorraine en particulier,
les pots à moineaux (simples pots à plante collés au mur)
ornent les murs des fermes dès le début du XVI e siècle siècle.
Ces pots en terre cuite servaient principalement
à attirer les moineaux et les étourneaux, qui,
en temps de famine, pouvaient venir agrémenter les repas.
Suivant les régions,
toutes sortes de pots ou cruches ont ainsi été utilisés en réemploi.

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Photo : Mélusine

Fenêtre médiévale

Dans le village de Vaudémont
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Photo : Mélusine

Pierre à eaux

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Photo : Mélusine

Plaques médiévales


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Photos : Mélusine

samedi 6 février 2010

Marelle



Petits pas d'anges
Sur marelle de béton gris
Empreintes sur le ciel
Où se retrouve le rire infini

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Photo : Aby






vendredi 5 février 2010

La Mosaïque de Jonvelle (Haute-Saône)



En 1968, Émile Descourvières, curé de Jonvelle,
découvre le site d'une villa gallo-romaine.
Ses premiers travaux mettent au jour,
d'abord une belle mosaïque polychrome,
puis l'ensemble des bains
accolés à la partie résidentielle du maître du domaine.
L'aile thermale étonne
par son remarquable état de conservation et,
aussi, par l'emploi d'un subtil mélange de solutions
mêlant classicisme et originalité.
Ainsi, le décor de la mosaïque centrale,
d'époque antonine,
comporte-t-il cratères et fleurons,
éléments courants, associés avec des poissons (truites et chevesnes)
et même des sandales, motif insolite, inusité en Gaule.
Mais le caractère singulier du balneum ne s'arrête pas au décor :
des solutions techniques originales ont été adoptées :
un bassin de décantation spécifique
a été ajouté au dispositif habituel d'alimentation,
pour remédier à la dureté excessive de l'eau.
De même, on s'étonnera de trouver une salle du bain froid (frigidarium)
jouxtant la salle des bains chauds (caldarium) ;
ici, la salle tiède de transition a été délibérément omise !

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Photo : Mélusine

jeudi 4 février 2010

Maisons de Renaissance






Maison de Renaissance à St Nicolas de Port (Meurthe et Moselle),
qui a survécu au désastre de 1635.

Façade classée,
ornée de bas-reliefs représentants Bacchus (le dieu du vin),

ses bacchantes (prêtresses)
et ses satyres musiciens.

Maison natale de l'historien et écrivain Émile Badel
(1861-1936)

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Photos : Mélusine

mercredi 3 février 2010

Les Halles de Vézelyse - 2






La halle : architecture à 2 niveaux, entièrement en bois,
dont les éléments principaux sont des poteaux allant de fond en comble
et posant à la base sur des sabots de pierre.
Presque toutes les pièces sont en chêne équarri,
le sapin n'ayant été utilisé que dans les parties les moins importantes
et pour les planchers.
Le rez-de-chaussée de l'auditoire était occupé par 16 petites boutiques
et le local du poids public.
Au 1er étage se trouvait l'auditoire proprement dit ;
le niveau supérieur servait de grenier.
Même après la transformation de 1764,
c'est là que la Justice fut rendue à Vézelise
jusqu'à la suppression des justices de paix.
L'horloge de l'hôtel de ville provient du couvent des capucins.

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Photos : Bernardfrog - Belgique

mardi 2 février 2010

Les Halles de Vézelize - 1





Vézelise a possédé des halles vraisemblablement depuis 1272 ;
elles avaient été agrandies au 15e siècle.
Objet d'un entretien régulier,
ces halles médiévales étaient cependant devenues fort vétustes ;
en 1577, on envisagea la reconstruction au moins partielle d'un auditoire et grenier.
Enfin, en 1599, le duc Charles III décida une reconstruction de tout l'ensemble ;
l'entreprise fut confiée à Nicolas la Hiere ;
l'emplacement retenu pour la construction des ces halles nouvelles
fut celui des anciennes halles, en plein centre de la ville,
augmenté toutefois de l'espace procuré par la destruction de 5 maisons
appartenant à des particuliers qui furent expropriés et indemnisés.
Les travaux commencèrent rapidement
et dès 1601 sans doute la halle était utilisable ;
la charge de l'entreprise incombait
à la communauté des habitants de Vézelise
qui furent fortement aidés par le duc de Lorraine.
La halle subsiste à peu près dans son état d'origine ;
la construction de Nicolas La Hiere fut agrandie en 1735,
par l'architecte Claude Thomas Gentillâtre qui éleva,
à l'extrémité est des halles,
le pavillon de l' hôtel de ville qui fit en quelque sorte pendant à l'auditoire.
Puis, elle fut encore modifiée, en 1764,
par Deklier-Delille, ingénieur des ponts et chaussées,
qui reconstruisit l'auditoire, déjà reconstruit en 1599,
sans toutefois que la destination de l'édifice soit modifiée.
De graves dégâts furent causés à l'ensemble le 15 juin 1940 par un bombardement,
mais il fut rétabli dans son état d'origine.
Origine des matériaux :
les 52 pièces de chêne de 10 mètres
furent fournies par les forêts du comte de Vaudémont,
les grosses pierres plates du sol par les carrières voisines d'Houdreville,
les tuiles par la tuilerie domaniale du Ragon à Goviller.

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Photos : Bernardfrog - Belgique

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